Parcours du peintre

Chacun porte son histoire avec la peinture. Celle de Lélia est singulière. Lélia raconte qu’elle a toujours dessiné et peint. Pour l’enfant timide et renfermée qu’elle était, c’était un moyen de se faire reconnaître, de mettre en scène sur le papier son imaginaire débordant. Issue d’une famille d’artistes (père photographe, frère métallier d’art et céramiste, sœur créatrice de bijoux, grands-parents peintres…) où l’art sous toutes ces formes (musique, danse, photos, peinture) est valorisé, Lélia est sensibilisée très tôt à l’observation des beautés de la nature : la couleur des paysages, la forme des insectes, l’harmonie des plantes et des minéraux. Cette sensibilisation transparaît aujourd’hui dans sa peinture.

En 1984, à la mort de sa mère, alors qu’elle avait 18 ans, elle ne peint plus. Elle traverse alors une longue période de deuil sans peinture. Puis suite à un travail de développement personnel le fil de la peinture revient comme s’il ne s’était pas perdu.

Elle redécouvre alors la joie de vivre, dans le fait de peindre, accompagnant ses séances de peinture de danse et de musiques, de promenades solitaires dans la nature où elle se ressource. Elle exprime ses sensations fortes sur la feuille blanche sans apprentissage particulier.

Depuis une vingtaine d’années, elle a suivi des formations en particulier avec le peintre Olivier Wahl. Elle peint régulièrement dans une grande liberté par l’intégration de 3 principes: ne pas avoir de projet, ne pas porter de jugement sur sa peinture, ne pas vouloir faire du beau. Dans ce mouvement de peinture, elle aime jouer avec les formes, les couleurs, se laisser transporter par la matière, l’eau le papier, se laisser emporter vers les chemins inconnus de la création comme si la magie passait à travers elle.

Elle aime avancer dans ce territoire où tout est permis et l’ou on peut tout oser, rêver, se laisser surprendre avec jubilation comme quand elle était enfant.

Depuis 2013, Lélia intègre à sa peinture du sable volcanique, des pierres semi-précieuses, de la feuille d’or. Inspirée par la richesse de la nature, les couleurs changeantes du ciel, les paysages désertiques du grand nord, l’océan. Ces tableaux sont une véritable invitation au voyage.

Développement personnel

Lélia Leroy-Terquem
Habite à Montreuil, en région parisienne

Née en 1965 à Paris, elle utilise depuis une dizaine d’année, un travail corporel et énergétique notamment au sein du centre SOMA lui permettant d’approfondir la recherche picturale qu’elle développe à travers la peinture.

Expositions

Lien sur la vidéo de lancement de l’exposition « Autre vie... Autres créations »

Exposition Traits d’union (2017) : https://www.youtube.com/watch?v=app-SjSMP7Q

Exposition dévoilement (2018) : https://www.youtube.com/watch?v=fAWwIU3maYQ

2017 & 2018      Galerie « Laboratoire d’exposition » 13 rue de l’échiquier, Paris 10ème

2005 à 2017      Participation aux « Ateliers portes ouvertes » de la ville de Montreuil  (93)

2005      "Lieu-Dit" - 6 rue Sorbier, Paris 20 ème

2010      "Lieu-Dit" - 6 rue Sorbier, Paris 20 ème

2013      "Lieu-Dit" - 6 rue Sorbier, Paris 20 ème

Publications :
Acryliques Créations 2009-2010 - Edition Blurb
Acryliques Créations 2012-2013 - Edition Blurb

Formation

2015            
Apprentissage des techniques de dorure –
Atelier du nombre d’or –Bruno Toupry - Paris

2000 - 2012     
Expérimentation, développement et approfondissement des
Processus de création
Ateliers « le temps de peindre » Olivier Wahl - Paris

1999     
Peintures abstraites, acryliques- techniques de la couleur
Stages avec le peintre Pierre Desvaux
Brive la Gaillarde (Corrèze)
                                        
1997 à 1999     
Formation Danse Art thérapeute
Exploration de la notion de mouvement dans l’art pictural
Ecole d’expression sensitive -Dominique Hautreux - Paris  

1987 - 1988      
Bijouterie : suivi des cours CAP    
Dessins, techniques de création de bijoux, conceptions,
Cours de la Mairie de Paris

Parcours professionnel

Lélia a fait des études d’économie, puis a intégré un grand groupe énergétique en 1991 où elle a eu la chance d’exercer plusieurs métiers : économiste, responsable de la communication interne, puis responsable des ressources humaines. Elle est aujourd’hui chef de projet formations développement Personnel.
Passionnée par son travail, heureuse dans son environnement professionnel où les échanges, la diversité des personnes qu’elle côtoie quotidiennement sont source d’enrichissement permanent. Lélia a su trouver un équilibre entre sa vie professionnelle, familiale (2 enfants) et personnelle.

Questions à l'artiste

Janvier 2016

Depuis quand peignez vous ?
J’ai  toujours aimé dessiner et peindre depuis l’enfance,  ce  mode d’expression était encouragé et valorisé par mes parents. Transformer une feuille blanche, en une histoire avec des personnages, partir du vide, pour le transformer en plein c’était magique ! Je me souviens encore avec émerveillement et jubilation de la pochette de feutres multicolores offerte par mon père quand j’ai eu 6 ans. C’était le plus beau cadeau que je puisse avoir, bien mieux qu’une poupée !

D’où vient votre sensibilité artistique ?
J’ai eu la chance de vivre à l’île de la Réunion entre 5 et 7 ans. Mes parents m’amenaient observer la végétation, les cascades, sur le volcan du piton de la Fournaise à l’aube au dessus des nuages. Puis j’ai la chance d’avoir beaucoup d’artistes dans ma famille.

Vous avez une vie bien remplie, entre votre activité professionnelle et votre famille en parallèle vous prenez le temps de peindre et d’exposer mais comment faites-vous ?
Quand le désir est là on peut tout faire, et s’organiser en fonction, au quotidien, il y a des personnes qui lisent d’autres qui regardent la télé, moi je peins : le soir, le week-end, le temps des vacances, 10 minutes par jour, ou plusieurs heures d’affilées..

Combien de temps il vous faut pour faire un tableau ?
Impossible à dire, car je peins plusieurs tableaux à la fois et je peux travailler sur une toile pendant plusieurs mois d’affilés. C’est très variable.

Aujourd’hui qu’est ce que la peinture vous apporte ?
La peinture me donne accès à d’autres dimensions, en me faisant entrer dans des états de conscience modifiés qui me permettent d’accéder à d’autres univers de sensations et de rêves. C’est comme si j’entrais dans une longue méditation. La peinture me permet de trouver un équilibre avec mon travail qui sollicite la partie analytique de mon cerveau. Quand je peins je ne pense plus, c’est la partie intuitive de mon cerveau qui est sollicitée, le mental disparaît et ça me fait un bien fou !

Quelles différences avec ce que vivait la petite fille ?
La petite fille avait besoin de représenter des choses : des princesses, châteaux, des animaux. L’adulte a brouillée les cartes,  en créant des mondes  abstraits.

Comment s’est fait le passage à l’abstraction ?
Quand j’ai démarré un travail de développement personnel, j’ai eu le désir d’exprimer mes émotions sur le papier. J’ai commencé à mettre de la couleur sans réfléchir pour laisser la trace d’un instant de tristesse ou de joie.

Quels sont vos supports, quelles techniques ?
Je peins sur du  papier ou de la toile, depuis peu sur du bois flotté et sur des pierres volcaniques, essentiellement à l’acrylique. J’utilise aussi les techniques de dorure. J’aime apporter de la matière dans mes tableaux, des pierres, du verre, du sable.

Y t’il des grandes figures marquantes ?
Canaletto, dans ses tableaux vénitiens, Turner pour le traitement de la lumière, j’admire Zao Wou Ki , je pourrai rester des heures devant ses toiles abstraites, j’ai aussi découvert il y a quelques années Lebadang, peintre franco-vietnamien dont l’œuvre mériterait d’être mieux connue.

Est-ce qu’il y a des moments difficiles ? Comment on les traverse ?
Oui. J’ai parfois le sentiment d’être bloquée, coincée, je me sens nulle, je n’arrive à rien. Je sais que ça fait parti du processus de création, c’est un passage. Dans ce cas, j’arrête momentanément de peindre je reprends plus tard. Puis arrive quelque chose de nouveau, souvent inattendu,  le tableau se transforme. Je passe par des doutes, de l’étonnement et/ou de la jubilation.

A quel moment on sait qu’un tableau est terminé ?
La question est difficile ! C’est le moment où je n’ai plus envie d’y toucher, celui où je perçois un équilibre, celui où le temps s’arrête.

 

Liens

Pierre Hédrich
Journaliste, peintre, illustrateur écrivain
http://www.pierrehedrich.com/

David Leroy-Terquem
Caroline Wagenaar
Metaliers d’arts, ceramistes
http://lesateliersceramique.com/David_Leroy-Terquem.html

Sarah Leroy-Terquem
Créatrice de bijoux
 et Maquilleuse
www.sarah-leroy.com/SARAH_LEROY/SARAH_LEROY-_CREATRICE.html

www.sarahleroyterquem.com/

Gérald Leroy-Terquem
Photographe
http://geraldleroyterquem.com/

Paul Guion
Un impressionniste oublié (1881-1972)
http://paulguion.com/Accueil.html

Pierre Leroy-Terquem
Céramiste, mosaïque
http://pierrot.toutautour.com/